OBJECTIFS DU CONGRÈS

  • Identifier les principaux défis et obstacles à la mise en œuvre de la SST dans les contextes de faibles ressources (financières, humaines, matérielles, technologiques, etc.).
  • Partager les bonnes pratiques et les innovations en matière de SST adaptées aux réalités des pays en développement et des entreprises à faibles moyens.
  • Élaborer des stratégies efficaces pour renforcer les capacités nationales et locales en SST, y compris la formation, la sensibilisation et le renforcement institutionnel.
  • Proposer des opportunités de collaboration entre les acteurs clés (gouvernement, entreprises, organisations internationales, société civile, universités) afin de mutualiser les ressources et optimiser les interventions.
  • Formuler des recommandations concrètes et opérationnelles à l’intention des décideurs politiques, des entreprises et des partenaires sociaux pour l’amélioration continue de la SST en contexte de faibles ressources.
  • Promouvoir la recherche scientifique sur la SST en Afrique subsaharienne, en encourageant les études de cas et les approches basées sur des données probantes.

RÉSULTATS ATTENDUS

  • Une meilleure connaissance des défis et obstacles à la mise en œuvre de la SST en contexte de faibles ressources.
  • Le développement de réseaux de collaboration et de partenariats entre les acteurs de la SST.
  • La publication des actes du congrès et des communications sélectionnées.
  • L’élaboration de stratégies de renforcement des dispositifs nationaux en SST.
  • La formulation de recommandations pratiques et stratégiques pour l’amélioration de la SST en contexte de faibles ressources.
  • La promotion de la recherche scientifique en SST dans les pays d’Afrique subsaharienne.
SOUS-THÈMES OBJECTIFS RÉSULTATS ATTENDUS IMPACTS SOUHAITÉS

1. La mobilisation des ressources en sécurité et sécurité au travail

  • Présenter les enjeux et les défis de la mobilisation des ressources en contexte de résilience.
  • Analyser les caractéristiques des processus et sources actuels de mobilisation des ressources financières, humaines, techniques, institutionnelles en Afrique.
  • Dresser une analyse des forces, faiblesses, menaces et opportunités inhérentes aux processus de mobilisation de ces ressources.
  • Présenter les orientations stratégiques pour mettre en place un systeme de mobilisation de ressources efficace et durable au sein de leurs organisations.
  • Les capacités des participants sont renforcées sur les questions de mobilisation des ressources.
  • Une cartographie simple des sources ou opportunités de financement et d’appui technique existantes est produite.
  • Les éléments d’orientations pour le développement des systèmes de mobilisation des ressources dans un pays et au sein des entreprises sont disponibles.
  • Les participants exploitent les connaissances acquises pour mettre en place ou renforcer leurs capacités de mobilisation des ressources financières, humaines et matérielles au sein de leurs organisations respectives.
  • Les recommandations issues des échanges servent de guide pour la mise en place des programmes de mobilisation plus efficaces et plus durables à tous les niveaux du système national de SST.

2. Le financement de la prévention et la gestion des coûts en Sécurité et Santé au Travail

  • Faire le point sur les mécanismes et les sources de financement de la SST au niveau national et au sein des entreprises.
  • Partager les bonnes pratiques en matière de financement, de suivi-évaluation des coûts de la SST.
  • Identify les indicateurs de suivi de la gestion et d’évaluation des coûts de la SST au niveau national et au sein des entreprises.
  • Identifier les opportunités et les orientations permettant de renforcer les financements alloués à la SST au niveau national et au sein des entreprises.
  • Les recommandations issues des analyses sont utilisées par les acteurs pour renforcer le financement de la SST à tous les niveaux.
  • L’opérationnalisation d’un fonds de prévention est adoptée par les participants comme financement durable de la SST.
  • Les participants s’approprient des éléments pour la planification budgétaire des activités SST.
  • La culture de prévention est renforcée par une plus grande disponibilité des ressources allouées à l’éducation ouvrière.
  • Les acteurs étatiques et partenaires sociaux exploitent les orientations du congrès pour renforcer le financement des systèmes nationaux de SST à tous les niveaux.
  • L’État et les ONSS s’engagent dans la mise en place et l’opérationnalisation d’un fonds de prévention au niveau national.
  • Les prestataires et professionnels de la SST exploitent les indicateurs et orientations pour mieux formuler les besoins financiers des services de SST.
  • Les Organisations des travailleurs exploitent ces orientations pour renforcer le financement de l’éducation ouvrière en SST.

3. La sécurité et santé au travail dans l’économie informelle

  • Identifier les difficultés et entraves à la mise en œuvre des programmes de SST dans l’économie informelle.
  • Partager les expériences et les bonnes pratiques en matière de promotion de la SST dans ce secteur.
  • Recenser les opportunités permettant le développement de la SST dans l’économie informelle au Cameroun et dans d’autres pays.
  • Identifier les outils techniques disponibles pour faciliter la pratique de la SST dans ce secteur.
  • Les dispositions et mesures mises en place pour favoriser l’extension de la SST dans l’économie informelle sont présentées par les acteurs institutionnels.
  • Les résultats des études réalisées en matière de SST dans le secteur informel sont présentés par les participants.
  • Les expériences des acteurs et des pays sont partagées en la matière.
  • Les participants s’approprient les outils techniques de promotion de la SST dans le secteur informel.
  • Les parties prenantes (autorités et ONSS) exploitent les acquis du congrès pour renforcer les stratégies d’extension de la protection sociale dans l’économie informelle.
  • Les acteurs du monde du travail s’investissent davantage dans le développement de la SST dans l’économie informelle.
  • Les pays adoptent une stratégie nationale pour renforcer le développement de la SST dans l’économie informelle.

4. Sécurité et Santé au travail de la femme au travail

  • Identifier et analyser les risques professionnels propres aux femmes dans les principaux secteurs d’activité présents en contexte de ressources limitées (agriculture, commerce informel, services domestiques, petite industrie).
  • Évaluer les connaissances et perceptions des travailleuses concernant les risques professionnels auxquels elles sont exposées, les dispositifs de prévention disponibles, ainsi que leurs besoins et priorités en SST.
  • Analyser l’accessibilité et l’efficacité des dispositifs existants (législation, services de santé au travail, mécanismes de plaintes, programmes de sensibilisation) en matière de santé et sécurité au travail pour les femmes, et identifier les obstacles à leur application.
  • Formuler des recommandations adaptées visant à améliorer la santé et la sécurité au travail (SST) des femmes, en contexte de ressources limitées.
  • Informer les acteurs institutionnels et les partenaires sociaux des enjeux particuliers de santé et sécurité au travail (SST) des femmes, pour l’intégration d’une approche genre dans les politiques et pratiques de SST.
  • Les principaux risques professionnels spécifiques aux femmes en contextes de faibles ressources sont identifiés et analysés (physiques, psychosociaux, chimiques, ergonomiques, reproductifs).
  • Une cartographie des connaissances, attitudes et pratiques (CAP) des femmes travailleuses concernant les risques professionnels et leur gestion est établie.
  • Une analyse critique des cadres institutionnels et réglementaires tenant compte des spécificités liées aux femmes, avec une identification méthodique des lacunes et des axes d’amélioration, est réalisée.
  • Un recueil de directives et de guides opérationnels présentant des mesures de prévention et de protection appropriées pour les femmes, applicables même dans un contexte de ressources limitées, est disponible.
  • Des supports de sensibilisation et de formation en SST intégrant la dimension de genre sont élaborés à l’intention de divers groupes cibles tels que les travailleuses et les employeurs.
  • Des propositions détaillées de mécanismes visant à assurer la promotion et le suivi de la santé et sécurité au travail des femmes sont disponibles.
  • Les orientations issues des échanges participent à une amélioration notable des conditions de la santé au travail des femmes.
  • L’autonomisation des femmes est renforcée grâce à une information approfondie sur leurs droits relatifs à la santé et sécurité au travail et aux conditions de travail décentes et sécurisées.
  • Les orientations du congrès permettent une intégration effective de la dimension de genre dans les politiques, programmes et pratiques de SST, conduisant à des approches plus équitables et inclusives.
  • Les orientations servent à la création et la promotion d’un environnement de travail plus juste, respectueux et digne pour toutes les femmes.

5. La recherche en sécurité et Santé au Travail

  • Établir un diagnostic des ressources, des compétences et des activités de recherche en SST dans les pays de la région.
  • Évaluer les productions scientifiques SST réalisées au cours des dix dernières années dans la sous-région ainsi que leur valorisation pour le développement de la santé et sécurité au travail (SST).
  • Analyser les difficultés et obstacles entravant le développement de la recherche SST au Cameroun ainsi que dans les pays de la sous-région.
  • Participer à l’identification d’opportunités pour l’implémentation de programmes, au développement de réseaux ainsi qu’à l’allocation de fonds de recherche dans ces pays.
  • Un état des lieux des ressources, des compétences et de la recherche en SST au Cameroun et dans les pays de la sous-région est réalisé.
  • Les productions scientifiques SST des 10 dernières années sont présentées et leurs implémentations dans la promotion de la SST sont évaluées.
  • Les contraintes et les obstacles à la recherche en SST dans la sous-région sont levés ou alors atténués.
  • Les participants adoptent un programme commun de recherche et s’approprient des opportunités de développement de la SST dans la sous-région.
  • Les acteurs scientifiques de la SST mettent à profit les orientations définies lors du congrès pour consolider le développement de la recherche SST au Cameroun et dans la sous-région.
  • Les autorités et parties prenantes valorisent les acquis du congrès pour instaurer des mécanismes de financement dédiés à la recherche en sécurité et santé au travail au Cameroun et dans d’autres pays.

6. La gestion des données y compris les indicateurs en Sécurité et Santé au Travail

  • Inventorier les processus de collecte, d’enregistrement, les outils nécessaires ainsi que les indicateurs des systèmes d’information en SST.
  • Partager les bonnes pratiques en matière de gestion des données sur les risques professionnels.
  • Analyser les lacunes qui entravent le renforcement des systèmes d’information en SST.
  • Les acteurs du monde du travail (institutionnels, les ONSS, et les autres) présentent chacun à son niveau les outils du système d’information et de gestion des données en SST.
  • Les résultats des études sur la gestion des données SST sont présentés aux participants.
  • Les opportunités d’amélioration des systèmes d’information et des indicateurs en SST sont identifiées.
  • Les acteurs institutionnels et les partenaires sociaux exploitent les orientations du congrès pour renforcer les systèmes nationaux d’information en SST à tous les niveaux.
  • Les professionnels SST exploitent ces orientations pour renforcer leur contribution au développement du système national d’information en SST.
  • La qualité et la disponibilité des données statistiques SST sont améliorées à tous les niveaux.

7. La co-responsabilité dans la gestion de la Sécurité et Santé au Travail

  • Adopter une démarche proactive plutôt que réactive en intégrant la sécurité dans l’ensemble des activités de l’entreprise.
  • Optimiser la prévention des risques professionnels en impliquant de manière plus efficiente l’ensemble des parties prenantes.
  • Inviter chaque partie prenante à s’engager activement en prenant des initiatives dans les démarches de santé et sécurité au travail.
  • Développer en interne des canaux de communication ouverts et efficaces afin de faciliter le partage d’informations.
  • Définir explicitement les rôles et responsabilités SST de chaque acteur pour garantir une contribution efficiente.
  • La culture de sécurité devient une valeur fondamentale partagée par tous les acteurs de la chaîne de production.
  • Les travailleurs mis en confiance signalent les situations à risques et les incidents pour éviter la survenue des accidents.
  • Les travailleurs sont impliqués plus fortement dans l’élaboration et l’application des règles et mesures de sécurité.
  • Les échanges relatifs à la sécurité sont désormais plus réguliers et productifs entre la direction, les employés et leurs représentants.
  • La co-responsabilité ainsi bâtie permet une gestion efficiente des risques émergents.
  • Une augmentation palpable du taux de participation des travailleurs aux initiatives SST, aux audits internes et aux exercices de simulation est constatée.
  • La collaboration des uns et des autres contribue à l’amélioration du climat social et de la qualité de vie au travail (QVT).
  • Les recommandations du congrès sur la co-responsabilité contribuent à réduire significativement les AT/MP (accidents du travail / maladies professionnelles), le taux d’absentéisme, etc.
  • Le turn-over est réduit grâce à l’engagement du management en faveur de la SST.
  • Une réduction du risque de sanctions et de poursuites judiciaires est obtenue par une mise en route soutenue de la conformité réglementaire.

8. Le dialogue social en matière de Sécurité et Santé au Travail

  • Évaluer régulièrement les performances en SST afin de garantir l’amélioration continue.
  • Réaliser une évaluation sur le fonctionnement actuel du dialogue social SST tant au niveau national que dans les entreprises.
  • Analyser les lacunes et les obstacles au fonctionnement du dialogue en SST.
  • Partager les bonnes pratiques de gestion du dialogue social SST tant au niveau national qu’au sein des organisations.
  • Les lacunes, les obstacles et les opportunités de renforcement sont identifiés.
  • Les intervenants au congrès présentent des exposés sur l’organisation et le fonctionnement des instances de dialogue social en SST de leurs pays.
  • Les participants présentent les résultats de leurs études en matière de fonctionnement du dialogue social SST dans leur pays et dans les entreprises.
  • Les orientations issues des échanges sont exploitées par tous les acteurs pour renforcer le fonctionnement du dialogue social en SST.
  • Les professionnels de la SST exploitent ces orientations pour renforcer leurs contributions.
  • Les organisations des employeurs et des travailleurs en tirent profit pour renforcer les cadres de dialogue en SST.

9. Le risque chimique

  • Inventorier les risques chimiques présents sur le lieu de travail, en indexant les substances les plus toxiques couramment utilisées.
  • Renforcer les compétences locales sur l’identification des dangers chimiques et les bonnes pratiques de manipulation.
  • Promouvoir la mise en place de mesures simples de prévention et de gestion des risques chimiques.
  • Renforcer la capacité des participants sur l’utilisation efficace des fiches de données de sécurité (FDS).
  • Une cartographie des risques chimiques sur les lieux de travail est réalisée.
  • La connaissance des signes d’intoxications aiguës (cutanées, respiratoires et digestives) participe à la réduction des AT/MP d’origine chimique.
  • Un guide de poche et des check-lists sur la prévention des risques chimiques adaptés aux réalités locales sont accessibles à la communauté des travailleurs exposés.
  • Les orientations issues des échanges permettent aux acteurs de formuler des politiques de prévention du risque chimique mais adaptées aux réalités locales.
  • Les solutions et outils développés pour le risque chimique sont reproductibles en contexte de faibles ressources pour d’autres secteurs ou d’autres risques.

10. Santé mentale et risques psychosociaux (RPS) en milieu professionnel, un défi invisible

  • Identifier les facteurs de RPS propres aux milieux de travail en contextes de précarité de ressources.
  • Analyser les conséquences du stress, de l’anxiété et de la détresse psychologique sur les performances individuelles et collectives.
  • Vulgariser les bonnes pratiques, outils et innovations locales pour la gestion des RPS.
  • Élaborer des recommandations opérationnelles pour l’intégration de la santé mentale dans les politiques de gestion de la SST.
  • Un état des lieux documenté sur les RPS en contexte de précarité des ressources est établi.
  • Un guide de bonnes pratiques et d’outils simplifiés adaptés aux réalités locales pour la prévention des RPS est disponible.
  • Des recommandations pour une intégration de la santé mentale dans les politiques de santé au travail sont élaborées.
  • Les éléments de plaidoyer pour l’inscription de la santé mentale dans les agendas nationaux de santé publique et de développement économique sont disponibles.
  • Amélioration du bien-être et de la qualité de vie au travail des populations.
  • Valorisation des solutions endogènes et innovantes pour la gestion des RPS, favorisant une approche durable et adaptée aux besoins locaux.
  • Contribution à la gouvernance partagée de la SST, en intégrant la dimension psychosociale dans les politiques de santé et de protection sociale.